Faut-il porter un masque lorsque l'on sort ?

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Oui, selon certains spécialistes.

Depuis l’arrivée du COVID-19 sur le sol français, le ministère de la Santé, Santé publique France et l’OMS - autorités de santé françaises et mondiales - appellent à ne porter un masque qu’en cas de symptômes, notamment de toux. "Il n'y a aucune preuve spécifique suggérant que le port de masques par la population de masse présente un avantage particulier", affirmait encore lundi 30 mars le Dr Mike Ryan. Le chef des épidémies de l'OMS notait même que "certaines preuves suggèrent le contraire" évoquant les risques d'un masque mal ajusté ou de se toucher le visage en l'enlevant ou en le mettant.

Ce que confirment certains spécialistes de reconnaissance mondiale dont George Gao, scientifique et directeur général du Centre chinois de contrôle et de prévention des maladies. "La grande erreur aux Etats-Unis et en Europe est, à mon avis, que la population ne porte pas de masque. Ce virus se transmet par les gouttelettes respiratoires, par contact étroit. Les gouttelettes jouent un rôle très important - d’où la nécessité de porter un masque, car lorsque l'on parle, il y a en forcément qui sortent de la bouche. De nombreux individus atteints sont asymptomatiques, ou ne présentent pas encore de symptômes. S'ils portent un masque, cela peut empêcher les gouttelettes porteuses du virus de s’échapper et d’infecter les autres", a-t-il confié

masque de protection en tissu

Pourquoi porter un masque ?

Si les masques FFP2 permettent à ceux qui les portent de ne pas entrer en contact avec des postillons ou des gouttelettes potentiellement contaminées par un virus, ce n'est pas le cas des masques chirurgicaux, ou de fabrication artisanale. Ces derniers ne sont pas destinés à protéger les utilisateurs du virus. Ces dispositifs empêchent la projection des gouttelettes ou des postillons du porteur du masque, mais ne permettent pas à celui-ci de se protéger des particules présentes dans l'air. En d'autres termes, ils contribuent à limiter la propagation du virus. Il est donc intéressant de porter un masque lors des déplacements voire en période de déconfinement.

Une équipe de chercheurs de l'Université de Yale aux Etats-Unis4 a d'ailleurs étudié les pays où il est courant de porter des masques notamment la Corée du Sud et le Japon et ont comparé à des pays où le port de masques n'est pas la norme comme en Italie. Selon leurs résultats, les masques réduisent le taux de croissance dans les deux cas et les décès jusqu'à 10%. Plus étonnant : l'avantage économique a été estimé entre 3 000 et 6 000 $ pour chaque masque supplémentaire porté en public, en raison du ralentissement de la propagation du virus.

Pour le Pr. Odou5, interrogé par Doctissimo, "on peut porter un masque en tissu lorsque l’on est autorisé à sortir, mais selon plusieurs conditions. Je pense que la problématique, c’est la mauvaise utilisation des masques Les gens s’en servent sans savoir comment on le met et comment on le retire. Il faut respecter une procédure pour éviter la contamination", avise le responsable du département pharmaceutique du CHU de Lille et co-concepteur d’un masque maison à destination du grand public. Attention donc au risque de poser son masque sur son menton, puis le glisser à nouveau sur le nez, en touchant la zone de filtre ainsi que son visage. "Dans ce cas, son utilisation est pire que mieux".

Mais face à la pénurie de dispositifs médicaux de protection que connaît la France, les masques chirurgicaux et FFP2 disponibles sont en priorité distribués aux personnels soignants. Le port du masque n'est pas obligatoire, mais pour protéger les autres lors de vos déplacements, des médecins proposent la fabrication de masques maison.

patron masque